Jazz : magie de l’improvisation

Stan Getz et Kenny Barron en concert; People Time

Le hasard d’une écoute de playlist triée aléatoirement — si ça a un sens ? — m’a fait écouter à bref intervalle deux versions d’un même morceau.

Dans le jazz, la prédominance de standards rend la chose assez courante. Ce qui l’est moins, c’est qu’il s’agissait des mêmes musiciens, captés dans les mêmes conditions au même endroit.

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Au chevet du piano de Cole Porter

À l’usine Steinway d’Astoria, dans le Queens, des techniciens démontent le piano de Cole Porter.
(Credit Hiroko Masuike/The New York Times)

Le piano est arrivé avec un bout de papier à l’intérieur, une relique de piano bar. Sur le papier déchiré, « Misty » était écrit en gros caractères et « please » en plus petits.

« Misty » n’aurait pas été le choix attendu pour ce piano particulier.

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Parenthèse scandinave (2)

Le Globe avec la capsule Skyview à mi-hauteur

Commencé la journée la tête dans les étoiles ou presque (Skyview dans le complexe du Globe) à côté de l’Arena, de la patinoire (au toit Ericsson).

Comme sur des rails…
L’Arena Tele2 est aussi un stade de football. Hammarby IF et Djurgårdens IF y jouent…

Croisière culturello-touristique sous les ponts de la ville (pas sur ce bateau)

Amarré à Strandvägen

Intermède dans un parc ou un crochet était organisé pour dénicher des talents: belle infrastructure, entrée libre, stands et organisation assurés par la communauté asiatique (impeccable, des jeunes circulant en permanence pour évacuer tous les déchets, …)

Au nord du parc hébergeant le festival (Kungsträdgården)

Fini la journée au Glenn Miller Café, restaurant-boîte de jazz. Surprise: c’est encore plus petit en vrai que ce qui est dit sur Internet (max 30 personnes). Samantha, la serveuse française a immédiatement repéré mon anglais pas si fluently que ça et on a donc passé vite fait au français.

Les musiciens en action…

Concert ce soir: Birgitta Flick, Berlinoise au sax, Max Agnas au piano, Mauritz Agnas à la basse et Sebastian Voegler à la batterie. Les frangins (supposition) Agnas doivent faire moins de 50 ans à eux deux mais se débrouillent bien. Quant à la « vedette » du jour, elle maîtrise bien l’instrument, mais recherche un poil trop l’originalité à mon goût (presque du jazz intello); quand elle laisse couler la musique dans un ou l’autre standard, on perçoit mieux son niveau

Il y a 3 sets et on passe un plateau (à la place du chapeau): minimum attendu de 40 SEK par set (plus ou moins 5 Frs chaque fois).

Les connaisseurs diront peut-être qu’il y a tromperie sur la marchandise, car le jazz diffusé est très loin de celui annoncé par l’enseigne; on est grosso modo, au mieux dans du middle jazz, mais plutôt dans du jazz du tournant du 21ᵉ siècle.

Qu’un lieu tel que celui-là puisse survivre à Stockholm, ça tient du miracle (au fait, la cuisine – française – semble tout à fait correct selon mes voisins de table). Pas de vin ni de bière à fort degré pour une question de patente…

Les meilleures ondes radio sont numériques: DAB+

Ces jours-ci, une campagne de publicité télévisée nous invite à basculer de la modulation de fréquence (FM ou OUC) au réseau DAB+.

Adaptateur radio numérique DAB+

Oui, la qualité est meilleure, presque au niveau de l’écoute directe d’un CD ou d’un morceau en bon streaming…

3 millions de récepteurs DAB+ ont déjà été vendus en Suisse. Plus de 3 voitures sur 4 sont désormais vendues en Suisse avec la radio numérique. La disparition des stations FM aura lieu progressivement de 2019 à 2024…

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Les limites de la dématérialisation

https://youtu.be/AvzpytiPgF0

il faut désormais chercher Catherine Le Forestier sur youtube… (voir plus bas)

Comme m’y incite la nouvelle génération, je teste la musique dématérialisée.

Bref, je loue la musique que j’entends au lieu d’en disposer, de la ranger, trier et écouter après mûre réflexion.

Dans la même logique, il est devenu ringard d’écouter un album dans son intégralité; la mode est aux listes concoctées tout exprès pour nous par les sites de musique en ligne (souvent, c’est présenté comme des radios).

Exemple, vous écoutez In a Mellow Tone de Basie (enfin plutôt la version enregistrée à Montreux, très proche de celle-ci) et vous cliquez sur le bouton Radio, cela crée une playlist commençant par Basie (ce sera d’ailleurs le nom de la «radio») qui enchaînera avec Ellington, Calloway et plein d’autres big bands. En toute franchise, ça peut être sympa et permettre des découvertes… mais ça peut aussi assez vite s’éloigner du style de musique voulu!

Ce type de fonctionnement est peu adapté à la musique classique où l’on veut entendre les 3 ou 4 mouvements d’un concerto ou d’une symphonie à la suite … et dans l’ordre. De même, il n’est pas toujours évident d’être informé de l’identité des interprètes. À force de persévérance, on y arrive quand même! Par contre, on s’aperçoit assez vite que s’il y a pléthore de versions… celle qu’on avait appris à apprécier parce qu’on l’avait sur disque ou CD n’est justement pas dans celles qui nous sont proposées.

Tiens, un petit goût de «normalisation».

Par exemple, la symphonie concertante pour violon et alto de Mozart interprétée par Pierre Amoyal sous la direction d’Armin Jordan est introuvable.

Il en va de même pour la chanson française: peu d’occasions d’écouter ainsi François Béranger (un album par-ci, un album d’hommages par-là).
Mieux vaut alors se rabattre sur youtube! (écoutez celle-ci aussi)

Même chose enfin pour Catherine Le Forestier qui a pourtant publié des albums de très grande valeur (et qu’on peut apprécier dans une compilation: Itinéraires, qui est une pure merveille… la preuve!).

Repas de gala

Ces jours-ci, je me suis remis à écouter davantage de chansons et le hasard m’a rappelé cette œuvre de circonstance:

La version originale (audio) en concert à l’Espace Européen de Montauban (1990) est assez sublime aussi!

Le groupe est irrésistible sur scène. Mes souvenirs remontent (hélas) à leurs quasi-débuts lors d’un passage au Théâtre du Pommier, si ma mémoire est bonne…

Portraits d’amoureux du jazz

TSF_PORTSur TSF-Jazz, l’animatrice Laure Albernhe a repris le titre d’un album de Bill Evans pour une émission hebdomadaire permettant de partager l’univers musical (jazz) d’une personnalité.

La publication des podcasts des émissions nous permet de retrouver ces séquences, même si on les a ratées…

Ce printemps, j’ai particulièrement apprécié l’émission dédiée à l’ambassadeur de Suisse à Paris, Bernardino Regazzoni.