Émotion

Ce matin, je m’offre une énième vision du REQUIEM de Verdi par le Philharmonique de Berlin sous la direction de Claudio Abbado.

Mes amis proches savent que je n’ai cessé de considérer le chef lombard comme un des plus grands depuis ma découverte du Stabat Mater de Pergolèse.

Ce Requiem de Verdi est avant tout une grande réussite de chef. Par l’homogénéité de l’interprétation, en réunissant pourtant divas internationales et chœurs de pays et de tradition différente. Claudio Abbado propose un requiem tout de concentration, de ferveur et d’intériorité.

Contexte particulier : cette célébration du centenaire du compositeur marque aussi un retour du chef ayant subi une grave opération quelques mois auparavant pour un cancer de l’estomac. Dans les heures précédant le concert, certains des protagonistes craignaient même que le chef ne soit pas en mesure de diriger l’œuvre. Et pourtant…

Le visage émacié, Abbado reprend alors ses projets en se concentrant sur l’essentiel. La douzaine d’années qu’il lui restera à vivre seront une succession de sommets culminant par des interprétations inoubliables (parfois inégalables) au Festival de Lucerne, heureusement souvent diffusées par Arte TV.

Encore un cadeau : la répétition du Requiem de Verdi à la Scala de Milan en 1985 avec Lucia Valentini Terrani, Samuel Ramey et (un peu) Montserrat Caballé.

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