En toute franchise, l’intérêt de cette visite est assez limité !

Prétendument construite à l’endroit où César aurait enterré le général romain Pompée, il semble qu’en réalité la colonne a été érigée en honneur de l’empereur Dioclétien qui y aurait détourné un chargement de blé destiné à Rome pour secourir la population victime de la famine (298) …

L’intérêt culturel principal du site réside dans le terrain entourant la colonne et qui recèle les vestiges du Sérapéum : un sanctuaire dédié à Sarapis (dieu gréco-égyptien) dû à Ptolémée III (vers 240 av. J.-C.). Le culte d’Apis, le taureau sacré, fusionnait avec le dieu Osiris pour former Sérapis.
Le lieu abritait une « bibliothèque-fille » annexe de la célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Conçue pour les savants externes au Musée d’Alexandrie, elle abritait les copies en double de ses ouvrages. À cette époque, elle a contenu entre 40’000 et 70’000 volumes ! Après la destruction du Musée, la « bibliothèque-fille » résista jusqu’en 391, où elle fut détruite à son tour dans la lutte contre les lieux de culte païens. Il n’en reste donc que la colonne dédicatoire de Dioclétien et quelques traces des entrepôts.



