À la mort de son père Thoutmôsis I, elle était âgée d’une quinzaine d’années. Elle épousa alors son demi-frère Thoutmôsis II. Celui-ci n’était pas d’une condition physique remarquable et de nombreux égyptologues spéculent que, même pendant son règne, la Reine Hatchepsout était peut-être la véritable maître du pouvoir.
À la mort de Thoutmôsis II, sa belle-mère Hatchepsout n’ayant pas eu de fils avec lui, la succession revint à Thoutmôsis III. Cependant comme il n’avait pas 5 ans et était trop jeune pour régner, ce fut Hatchepsout qui prit le pouvoir en qualité de Régente. Après quelques années, elle fit valoir les droits que lui avait concédés son père et obtint tous les pouvoirs en se faisant couronner Pharaon…


À la mort de Hatchepsout, Thoutmôsis III lui rendit tous les honneurs qui lui étaient dus. Le Roi mit à profit les 70 jours que dura cette opération rituelle pour organiser l’enterrement et rassembler le matériel préparé par la souveraine. Il prit la tête du cortège qui pénétra dans la Vallée des Rois, suivi par les Prêtres et la foule nombreuse des dignitaires et des porteurs chargés des objets et des offrandes destinés à la sépulture.

Cependant, juste après les cérémonies, Thoutmôsis III fit marteler ses cartouches et images, leur substituant ceux de Thoutmôsis I et Thoutmôsis II, ou encore les siens… Mais, contrairement à ce qui est parfois affirmé, ce ne sont pas tous les cartouches ou toutes les images que les ouvriers effacèrent, mais seulement ceux relatifs à Hatchepsout « Roi », pas ceux appartenant à la Régente ou à la Reine. Si l’on suit la tradition Égyptienne, Thoutmôsis III laissait de ce fait à Hatchepsout la possibilité de revivre dans l’au-delà.


